Ceux qui me connaissent savent que j'ai des relations particulières avec l'au-delà, enfin avec les esprits qui ne
sont plus dans le monde des vivants et pas non plus dans celui des morts. Ils sont tout simplement entre deux mondes. J'ai eu tellement de manifestations, sans jamais les rechercher
(médium malgré moi), que je suis bien obligée de croire qu'il existe une partie de notre âme ou de notre énergie (je ne sais pas comment la nommer) qui survit à l'enveloppe
charnelle. Certains refusent d'aller vers la lumière (là, je vous rapporte ce d'autres médiums m'ont expliqué) pour diverses raisons. Certains rencontrent des Dames Blanches au bord des
routes par exemple, d'autres sont les victimes de cas de hantise.
Moi j'ai été terrorisée pendant des années, sur mon lieu de travail, par un prêtre qui ne voulait pas partir. J'ai réussi à savoir qui me tourmentait grâce à un historien de la ville et un
petit coup de chance. Une personne qui se souvenait qu'il y avait, avant la guerre de 39/45, une communauté de religieuses qui habitaient cette ancienne maison qui deviendra par la
suite le musée où je travaillais. Son père apportait des légumes frais de son jardin à ces religieuses, qui lui racontait qu'elles étaient, malgré leurs prières, importunées par
l'apparition d'un prêtre méchant, décédé des années auparavant. Je vous raconterai un jour mes ... expériences ... avec cette âme perdue.
Serge Girard a receuilli de très nombreux témoignages dans un livre qui dont le titre est " Quand l'Au-Delà se manifeste ". Je vous mettrai quelques témoignages dans cette
rubrique.
Des roses en hiver
Au décès de sa femme, Philippe fut très chagriné. Fervent croyant, il trouva un support dans la prière qu'il
espérait voir se rendre jusqu'à son épouse, puis jusqu'à Dieu. Dès le premier automne qui suivit les funérailles, alors que tous les rosiers extérieurs du Québec étaient entrés dans leur
sommeil hivernal, celui de Philippe présenta des signes plutôt particuliers. En plein coeur de novembre, par des froids de plusieurs degré sous le point de congélation, la plante recommença à
verdir. Ses feuilles, redevenues souples, se virent bientôt accompagnées de fleurs que l'on ne voit normalement qu'en été.
Deux semaines plus tard, la neige étendit son manteau d'hiver et le curieux rosier disparut sous l'épaisseur
des cristaux blancs. En décembre, Philipe eut l'idée de vérifier l'état de son rosier miraculeux. Après l'avoir dégagé, il découvrit un feuillage encore vert et des fleurs roses tendre semblant
aussi à l'aise que sous une chaude pluie de juin. L'année suivante, l'arbuste recommença ses prouesses. On parla du phénomène dans un journal local et même à la radio. Je m'informais auprès de
spécialistes de l'horticulture et tous me répondirent que, dans les conditions décrites, le phénomène était tout à fait impossible.
Pourtant, j'ai moi-même tenu dans mes mains ces petites roses au feuillage souple et vert, sorties de la neige en
début de décembre, sous une température tout à fait hostile à l'éclosion de pareilles fleurs. Cet arbuste poussait depuis maintenant seize ans et jamais avant le décès de sa maîtresse, il ne
s'était comporté de cette façon, défiant les lois de la nature auxquelles se soumettaient tous les autres rosiers du pays, y compris le mien qui est de la même espèce.
FIN
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