J'en ai ras le bol de la Seine et Marne ! Quitte à avoir de la neige autant aller ailleurs. Ce matin j'ai marché.. marché.. et je suis
tombée sur cette maison, c'est sympa non ? Le coin à l'air d'être tranquille.
Cet après-midi il fait +3° et la neige commence à fondre, ça va être de la gadoue dans le jardin, génial ! Demain je vais faire les courses et je me demande à quel prix vont être les légumes. La
semaine dernière les poivrons, courgettes, tomates..etc.. étaient moins chers que certains jours de l'été dernier. Et les courgettes bio (du Maroc je crois) moins chères que les courgettes
normales. Je ne comprends plus tout !
Bon, une petite histoire pour la route.
L'église de Ploumilliau (Côtes d'Armor) est placée sous le patronage de Meliaw, roi de Cornouailles, qui fut
assassiné au VIIIe siècle par son frère Riwod et considéré depuis comme un martyr.
Est-ce dû à cette histoire tragique, en tout cas l'église a longtemps abrité une statue de l' Ankou, la personnification
de la mort chez les Bretons. L'effigie représentait un squelette, tenant d'une main une faux pour tuer les humains et, de l'autre, une bêche pour les enterrer. Elle était placée à côté du
cercueil pendant les cérémonies funèbres et l'effet produit était particulièrement sinistre.
Un enfant de coeur s'étant évanoui au cours d'une de ces cérémonies, le curé de l'époque mit fin à cet usage et plaça la
statue dans un coin de l'église, d'où elle ne bougea plus. Mais le squelette à la faux et à la bêche devint, dès lors, l'objet d'un culte très particulier. Son aspect effrayant en fit, dans toute
la région, une sorte de divinité malfaisante. On venait des environs et même de fort loin lui adresser des prières, pour obtenir la mort de ses ennemis (y sont fous les humains).
On l'appelait Erwaning Plouillio, c'est à dire petit Yves de Ploumilliau, selon l'usage breton qui veut qu'on donne des
noms amicaux aux êtres qui vous inspirent de la terreur *(le diable était ainsi communément surnommé Guillaume).
Pour mettre fin à cette pratiques, le clergé a fait retirer la statue de l'église et l'a fait enfermer dans la sacristie
où elle n'était plus visible. Il n'empêche que le souvenir du Petit Yves de Ploumilliau est resté vivace en Bretagne. On l'a évoqué longtemps à la veillée, à voix basse, en se signant.
Statue Petit Yves de Ploumilliau
* Je ne voudrais pas être médisante (je suis bretonne) mais pas question de donner des gentils petits noms aux esprits qui me terrorisent parfois. Je me vois, ouvrant la porte fenêtre et dire : « Hubert, voudriez-vous sortir et me laisser en paix je vous prie ! ». Cela me fait penser que je n’ai jamais eu la curiosité de demander le nom du prêtre, enfin… de l’esprit du prêtre au sale caractère, qui m’a terrorisée pendant tant d’années sur mon lieu de travail. Lorsque j’ai pu savoir à qui appartenait cette âme perdue, cela m’a suffit !
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