« Faut-il du mouron pour les petits oiseaux ? Faut-il de l’herbe à chat ? »
Nombreux étaient les clients, les citadins ayant toujours aimé avoir des animaux domestiques. Le mouron, qui pousse en toutes saisons, se ramassait dans Paris sur des terrains abandonnés, ou le long des fortifications. Parfois il fallait s’éloigner pour en cueillir et trouver du millet et du plantain. La ville ne cessant de s’étendre, les courses se firent plus longues, et le métier devint de plus en plus difficile
A la fin du XIXe siècle, les marchands de mouron décidèrent de créer un syndicat. L’idée sembla bonne puisqu’on compta près de trois mille personnes à la première réunion. Ce fut peine perdue, l’année suivante le syndicat disparut et les troupes furent dispersées.
A noter qu'au milieu du XIXe siècle un mot d'argot : le mouron, désignait la chevelure. D'où
l'expression " se faire du mouron " qui veut dire se faire des cheveux.